| Titre : |
L'écologie-monde du capitalisme : Comprendre et combattre la crise environnementale |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Jason W. Moore, Auteur |
| Editeur : |
Amsterdam |
| Année de publication : |
2024 |
| Importance : |
272 pages |
| Présentation : |
19.5 x 13.5 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-35480-284-4 |
| Note générale : |
Sommaire:
Introduction
1- Le capitalocène
1 partie: Nature et origine de la crise écologique
2 partie: Accumulation par appropriation
2- Les opiacés des écologistes.
Conclusion |
| Catégories : |
Ecologie
|
| Mots-clés : |
la crise écologique anthropocène capitalogène âge du capital la crise environnementale Les opiacés |
| Index. décimale : |
577 - Ecologie |
| Résumé : |
Cet ouvrage propose une traduction de trois articles publiés par Jason K Moore (JKM) dans The Journal of Peasant Studies (2017) « The Capitalocene, Part I : on the nature and origins of our ecological crisis ; The Capitalocene, Part II : accumulation by appropriation and the centrality of unpaid work/energy » et dans Abstrackt (2021) « Opiates et Environnementalists ? Anthropocene illusions, planetary management and the capitalocene alternative » en 2021.
Le caractère original du manuscrit repose sur la rédaction par l’auteur d’une introduction synthétique - Face au nouveau déni climatique – ouvrant le débat critique de l’anthropocène à partir d’une interrogation en apparence simple : l’humanité dans son ensemble est-elle réellement responsable de la crise climatique ? et d’une conclusion – Vers le Prolétarocène – soulignant l’apport heuristique de la thèse du Capitalocène tant sur les plans intellectuel que politique en mobilisant, dans l’esprit de Marx et d’Engels, justice planétaire et internationalisme socialiste.
La lecture de la préface de Paul Guillibert, philosophe de l’environnement, contextualise les travaux de Jason Moore et le cadre épistémologique dans lequel ils s’insèrent « à la croisée de l’histoire environnementale, l’histoire globale et de la géographie critique », dans le champ de l’écologie politique. Elle permet aussi de se familiariser avec le récit et les concepts qu’il mobilise (écologie-monde, capitalocène, nature bon marché...) afin de saisir la crise écologique planétaire en tant que matrice du capitalisme-monde depuis son origine coloniale au xve siècle – et non comme une conséquence de la révolution industrielle au xixe. À ce titre, la thèse du capitalocène et la synthèse qu’il propose constituent pour Paul Guillibert « une des formulations des plus ambitieuses de l’écologie politique contemporaine articulant théorie de l’accumulation du capital et cosmologie non dualiste, attentive à la puissance d’agir des travailleurs humains et des forces de la nature extra-humaine ». Sa lecture, stimulante, n’en est pas moins difficile, et exigeante, au regard de la rhétorique de J. Moore et des nombreuses références et notes structurant sa réflexion (p. 233-272).
Le cœur de l’ouvrage est consacré au capitalocène (p. 47-181). La première partie (« Nature et origine de la crise écologique ») interroge les fondements du concept d’anthropocène et les débats scientifiques et populaires qu’il suggère. Si Moore ne conteste pas l’apport de l’anthropocène dans sa capacité à faire dialoguer des artistes, des critiques culturels, des économistes politiques, des historiens, des géographes, des biologistes et bien d’autres acteur.rices, il en discute la construction reposant sur une « pensée verte » entretenant la dualité humain-nature et réticente à admettre que les organisations humaines – dont le capitalisme – font partie de la nature. La thèse du capitalocène offre ainsi une perspective critique et historique qui révèle les rôles – la causalité – du capitalisme, des dynamiques de pouvoir et des inégalités sociale et de genre dans la crise écologique, contrairement à l’anthropocène qui en attribue la responsabilité à une humanité indifférenciée, assimilée à une force biosphérique et à ses conséquences sur la planète. Pour Jason Moore, la crise environnementale actuelle n’est pas anthropogène mais capitalogène : elle est le produit d’un système qui repose sur l’essor historique et géographique du capitalisme dans le tissu de la vie en Europe et dans le Nouveau Monde à partir du xv et xvie siècles. Car s’il ne fait aucun doute que les changements environnementaux se soient accélérés après 1850 et surtout 1945, ils s’inscrivent dans des logiques de pouvoir, de capital et de nature établis quatre siècles plus tôt avec la colonisation et le système des plantations qui représentent pour Moore la matrice du capitalisme et de la crise écologique. Ce détour par l’histoire environnementale et les études décoloniales, est donc crucial pour comprendre comment le capital, la nature et le pouvoir s’entrelacent et évoluent depuis cinq siècles pour former une écologie-monde située et multispécifique, dépassant la dualité humain-nature et proposant une nouvelle lecture de l’écologie du capital.
La seconde partie « Accumulation par appropriation » reconceptualise les cinq derniers siècles comme l’ « âge du capital ». Deux arguments y sont interconnectés : 1) celui de l’exploitation et de l’appropriation du travail/de l’énergie non rémunérés fournis par les femmes, la nature et les colonies (i.e la nature bon-marché ) afin de maximiser la productivité et les profits, et 2) celui de l’accumulation du capital qui dépend de la capacité des complexes état-capital-science à rendre la nature lisible, comptable et exploitable grâce à la cartographie et aux techniques de quantification et de gestion des ressources. L’auteur démontre comment ces deux facteurs contribuent à renouveler le capitalisme-monde en s’appropriant, d’une part, les conditions de reproduction de la force de travail (humaine et non-humaine) au plus bas cout possible grâce aux procédures managériales et, d’autre part, les espaces produits, grâce aux capacités géo-managériales développées par les états au bénéfice du capital (des riches). En reposant sur un système de valeur géoculturelle qui valorise/dévalorise la vie et la terre et un géopouvoir associant aux États les big sciences et la technologie, cette dynamique, consubstantielle au capitalisme moderne, contribue à l’accumulation du capital et à sa reproduction. Pour autant, cette accumulation/appropriation a des limites. Paul Guillibert le résume ainsi dans la préface (p. 25) : « la principale contradiction écologique du capitalisme provient du fait qu’il a besoin de natures bon marché mais qu’il épuise en même temps la possibilité de les reproduire. Soit les natures historiques sont détruites, annihilées par la logique extractiviste du capital, comme dans le cas d’écosystèmes effondrés ; soit la nature continue à fournir du travail/de l’énergie mais à un coût qui ne permet plus l’accumulation de valeur », les deux alternatives générant crise économique, révolte et déplaçant sans cesse les frontières marchandes du capital, dans l’espace et dans le temps. C’est donc la confrontation de ces limites de l’expansion du capitalisme et/dans celles de la planète qui est à l’origine de la crise écologique actuelle. Et si Jason Moore en appelle à une politique radicale de la durabilité intégrant toutes les forces et formes de travail humain non payé et de la nature dans son ensemble, il souligne également la difficile convergence des luttes entre les mouvements ouvriers, féministes et écologistes dans les trajectoires révolutionnaires à venir.
La 3e partie « Les opiacés des écologistes » dénonce la manière dont les anthropocènistes scientifiques et populaires renouvellent à leurs niveaux les idéologies de la domination prométhéenne de l’homme sur la nature et celle du malthusianisme, en effaçant les logiques de pouvoirs et de profit inhérentes au capitalisme dans l’explication de la crise. « La conversation sur l’anthropocène efface les luttes pour un monde plus juste et plus démocratique. Elle contribue à reproduire une écologie du désespoir à travers une expression écologiste du dogme néolibéral : il n’y pas d’alternative ». Dans ces conditions, difficile de ne pas accepter la nécessité d’une gestion technique et administrative planétaire où l’expertise et la bonne-science déterminent le cadre des idées dominantes et ce qui est politiquement acceptable, sans remettre en question l’origine du problème et les intérêts du capitalisme. Pour étayer cette thèse, Moore cite Johan Rockström, directeur scientifique de l’institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, auteur du concept des limites planétaires qui servent aujourd’hui de référence scientifique pour orienter les politiques dans le monde. Ce dernier explique que « si la logique économique actuelle ne fonctionne plus » sans la nommer, les limites planétaires ne représentent pas une entrave au développement mais plutôt un moyen de l’encadrer et de l’orienter (…). En d’autres termes, de transformer selon Jason Moore l’abondance dans un espace opératoire sécurisé. Il ne s’agit donc pas de croissance limitée mais de croissance dans certaines limites : « l’anthropocène, c’est la Durabilité pour la classe affaire, le reste d’entre nous peut jouir de l’« abondance » tout en suffoquant en classe éco » (p. 189). Et l’on pourrait élargir ce raisonnement à d’autres concepts et outils (non cités par l’auteur) tels que les services écosystémiques, l’ingénierie écologique, les solutions fondées sur la nature… qui, tout en reliant humanité et nature, repose sur un renouvellement du régime de valeur propre au capitalisme désormais présenté comme vert.
Si l’auteur réitère dans chacun de ces textes, en référence à Einstein, qu’il est illusoire – et même irresponsable – de penser résoudre les problèmes en utilisant le même type de raisonnement que celui utilisé lorsque nous les avons créés, ses propositions pour sortir des dérives du capitalisme manquent d’approfondissements (p. 230-232) et soulèvent des controverses. La crise climatique y est présentée comme un moment de « possibilités révolutionnaires ». Parmi celles-ci figure en premier lieu la libération de toutes les vies de la tyrannie du travail capitaliste par l’émancipation du prolétariat, du fémitariat et du biotariat (i.e le Prolétaroscène) afin de mettre fin à la trinité capitolègne (i.e les divisions de classe climatique, l’apartheid climatique et le patriarcat climatique) véritable moteur de la crise planétaire. |
L'écologie-monde du capitalisme : Comprendre et combattre la crise environnementale [texte imprimé] / Jason W. Moore, Auteur . - Amsterdam, 2024 . - 272 pages : 19.5 x 13.5 cm. ISBN : 978-2-35480-284-4 Sommaire:
Introduction
1- Le capitalocène
1 partie: Nature et origine de la crise écologique
2 partie: Accumulation par appropriation
2- Les opiacés des écologistes.
Conclusion
| Catégories : |
Ecologie
|
| Mots-clés : |
la crise écologique anthropocène capitalogène âge du capital la crise environnementale Les opiacés |
| Index. décimale : |
577 - Ecologie |
| Résumé : |
Cet ouvrage propose une traduction de trois articles publiés par Jason K Moore (JKM) dans The Journal of Peasant Studies (2017) « The Capitalocene, Part I : on the nature and origins of our ecological crisis ; The Capitalocene, Part II : accumulation by appropriation and the centrality of unpaid work/energy » et dans Abstrackt (2021) « Opiates et Environnementalists ? Anthropocene illusions, planetary management and the capitalocene alternative » en 2021.
Le caractère original du manuscrit repose sur la rédaction par l’auteur d’une introduction synthétique - Face au nouveau déni climatique – ouvrant le débat critique de l’anthropocène à partir d’une interrogation en apparence simple : l’humanité dans son ensemble est-elle réellement responsable de la crise climatique ? et d’une conclusion – Vers le Prolétarocène – soulignant l’apport heuristique de la thèse du Capitalocène tant sur les plans intellectuel que politique en mobilisant, dans l’esprit de Marx et d’Engels, justice planétaire et internationalisme socialiste.
La lecture de la préface de Paul Guillibert, philosophe de l’environnement, contextualise les travaux de Jason Moore et le cadre épistémologique dans lequel ils s’insèrent « à la croisée de l’histoire environnementale, l’histoire globale et de la géographie critique », dans le champ de l’écologie politique. Elle permet aussi de se familiariser avec le récit et les concepts qu’il mobilise (écologie-monde, capitalocène, nature bon marché...) afin de saisir la crise écologique planétaire en tant que matrice du capitalisme-monde depuis son origine coloniale au xve siècle – et non comme une conséquence de la révolution industrielle au xixe. À ce titre, la thèse du capitalocène et la synthèse qu’il propose constituent pour Paul Guillibert « une des formulations des plus ambitieuses de l’écologie politique contemporaine articulant théorie de l’accumulation du capital et cosmologie non dualiste, attentive à la puissance d’agir des travailleurs humains et des forces de la nature extra-humaine ». Sa lecture, stimulante, n’en est pas moins difficile, et exigeante, au regard de la rhétorique de J. Moore et des nombreuses références et notes structurant sa réflexion (p. 233-272).
Le cœur de l’ouvrage est consacré au capitalocène (p. 47-181). La première partie (« Nature et origine de la crise écologique ») interroge les fondements du concept d’anthropocène et les débats scientifiques et populaires qu’il suggère. Si Moore ne conteste pas l’apport de l’anthropocène dans sa capacité à faire dialoguer des artistes, des critiques culturels, des économistes politiques, des historiens, des géographes, des biologistes et bien d’autres acteur.rices, il en discute la construction reposant sur une « pensée verte » entretenant la dualité humain-nature et réticente à admettre que les organisations humaines – dont le capitalisme – font partie de la nature. La thèse du capitalocène offre ainsi une perspective critique et historique qui révèle les rôles – la causalité – du capitalisme, des dynamiques de pouvoir et des inégalités sociale et de genre dans la crise écologique, contrairement à l’anthropocène qui en attribue la responsabilité à une humanité indifférenciée, assimilée à une force biosphérique et à ses conséquences sur la planète. Pour Jason Moore, la crise environnementale actuelle n’est pas anthropogène mais capitalogène : elle est le produit d’un système qui repose sur l’essor historique et géographique du capitalisme dans le tissu de la vie en Europe et dans le Nouveau Monde à partir du xv et xvie siècles. Car s’il ne fait aucun doute que les changements environnementaux se soient accélérés après 1850 et surtout 1945, ils s’inscrivent dans des logiques de pouvoir, de capital et de nature établis quatre siècles plus tôt avec la colonisation et le système des plantations qui représentent pour Moore la matrice du capitalisme et de la crise écologique. Ce détour par l’histoire environnementale et les études décoloniales, est donc crucial pour comprendre comment le capital, la nature et le pouvoir s’entrelacent et évoluent depuis cinq siècles pour former une écologie-monde située et multispécifique, dépassant la dualité humain-nature et proposant une nouvelle lecture de l’écologie du capital.
La seconde partie « Accumulation par appropriation » reconceptualise les cinq derniers siècles comme l’ « âge du capital ». Deux arguments y sont interconnectés : 1) celui de l’exploitation et de l’appropriation du travail/de l’énergie non rémunérés fournis par les femmes, la nature et les colonies (i.e la nature bon-marché ) afin de maximiser la productivité et les profits, et 2) celui de l’accumulation du capital qui dépend de la capacité des complexes état-capital-science à rendre la nature lisible, comptable et exploitable grâce à la cartographie et aux techniques de quantification et de gestion des ressources. L’auteur démontre comment ces deux facteurs contribuent à renouveler le capitalisme-monde en s’appropriant, d’une part, les conditions de reproduction de la force de travail (humaine et non-humaine) au plus bas cout possible grâce aux procédures managériales et, d’autre part, les espaces produits, grâce aux capacités géo-managériales développées par les états au bénéfice du capital (des riches). En reposant sur un système de valeur géoculturelle qui valorise/dévalorise la vie et la terre et un géopouvoir associant aux États les big sciences et la technologie, cette dynamique, consubstantielle au capitalisme moderne, contribue à l’accumulation du capital et à sa reproduction. Pour autant, cette accumulation/appropriation a des limites. Paul Guillibert le résume ainsi dans la préface (p. 25) : « la principale contradiction écologique du capitalisme provient du fait qu’il a besoin de natures bon marché mais qu’il épuise en même temps la possibilité de les reproduire. Soit les natures historiques sont détruites, annihilées par la logique extractiviste du capital, comme dans le cas d’écosystèmes effondrés ; soit la nature continue à fournir du travail/de l’énergie mais à un coût qui ne permet plus l’accumulation de valeur », les deux alternatives générant crise économique, révolte et déplaçant sans cesse les frontières marchandes du capital, dans l’espace et dans le temps. C’est donc la confrontation de ces limites de l’expansion du capitalisme et/dans celles de la planète qui est à l’origine de la crise écologique actuelle. Et si Jason Moore en appelle à une politique radicale de la durabilité intégrant toutes les forces et formes de travail humain non payé et de la nature dans son ensemble, il souligne également la difficile convergence des luttes entre les mouvements ouvriers, féministes et écologistes dans les trajectoires révolutionnaires à venir.
La 3e partie « Les opiacés des écologistes » dénonce la manière dont les anthropocènistes scientifiques et populaires renouvellent à leurs niveaux les idéologies de la domination prométhéenne de l’homme sur la nature et celle du malthusianisme, en effaçant les logiques de pouvoirs et de profit inhérentes au capitalisme dans l’explication de la crise. « La conversation sur l’anthropocène efface les luttes pour un monde plus juste et plus démocratique. Elle contribue à reproduire une écologie du désespoir à travers une expression écologiste du dogme néolibéral : il n’y pas d’alternative ». Dans ces conditions, difficile de ne pas accepter la nécessité d’une gestion technique et administrative planétaire où l’expertise et la bonne-science déterminent le cadre des idées dominantes et ce qui est politiquement acceptable, sans remettre en question l’origine du problème et les intérêts du capitalisme. Pour étayer cette thèse, Moore cite Johan Rockström, directeur scientifique de l’institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, auteur du concept des limites planétaires qui servent aujourd’hui de référence scientifique pour orienter les politiques dans le monde. Ce dernier explique que « si la logique économique actuelle ne fonctionne plus » sans la nommer, les limites planétaires ne représentent pas une entrave au développement mais plutôt un moyen de l’encadrer et de l’orienter (…). En d’autres termes, de transformer selon Jason Moore l’abondance dans un espace opératoire sécurisé. Il ne s’agit donc pas de croissance limitée mais de croissance dans certaines limites : « l’anthropocène, c’est la Durabilité pour la classe affaire, le reste d’entre nous peut jouir de l’« abondance » tout en suffoquant en classe éco » (p. 189). Et l’on pourrait élargir ce raisonnement à d’autres concepts et outils (non cités par l’auteur) tels que les services écosystémiques, l’ingénierie écologique, les solutions fondées sur la nature… qui, tout en reliant humanité et nature, repose sur un renouvellement du régime de valeur propre au capitalisme désormais présenté comme vert.
Si l’auteur réitère dans chacun de ces textes, en référence à Einstein, qu’il est illusoire – et même irresponsable – de penser résoudre les problèmes en utilisant le même type de raisonnement que celui utilisé lorsque nous les avons créés, ses propositions pour sortir des dérives du capitalisme manquent d’approfondissements (p. 230-232) et soulèvent des controverses. La crise climatique y est présentée comme un moment de « possibilités révolutionnaires ». Parmi celles-ci figure en premier lieu la libération de toutes les vies de la tyrannie du travail capitaliste par l’émancipation du prolétariat, du fémitariat et du biotariat (i.e le Prolétaroscène) afin de mettre fin à la trinité capitolègne (i.e les divisions de classe climatique, l’apartheid climatique et le patriarcat climatique) véritable moteur de la crise planétaire. |
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